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Sirilaksana PATRAMOOL (unité MIVEGEC-UMR 224) soutiendra sa thèse le vendredi 13 décembre 2013, à 14h, dans l’amphithéâtre des plantes (centre IRD / Montpellier), devant le jury composé de :


Pr. Thierry DUPRESSOIR, Directeur d’études EPHE Montpellier II           Président

Dr. Valérie Choumet, Chargé de Recherches Institut Pasteur Paris          Rapporteur

Dr. Hans Yssel, Directeur de Recherches INSERM Paris                           Rapporteur

Dr. Laurence Briant, Directeur de Recherches  CNRS Montpellier I          Examinateur

Dr. David Biron, Chargé de Recherches, CNRS Aubière                            Examinateur

Dr. Dorothée Missé, Chargé de Recherches, IRD Montpellier                   Directeur de thèse


INTERACTIONS VIRUS (DENGUE)-VECTEURS (AEDES) ET MISE EN EVIDENCE D’UNE METHODE D’ISOLEMENT DES VIRUS DE LA DENGUE ET DU CHIKUNGUNYA

 

 

 

RESUME

La dengue et le chikungunya sont deux arboviroses émergentes qui sont transmises à l’homme par la piqûre de moustiques du genre Aedes. Il n’existe ni vaccin ni traitements commercialisés pour ces arboviroses. Il apparaît donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies pour isoler les virus circulants et bloquer leur transmission. La compréhension des mécanismes mis en jeu dans les cellules des vecteurs Aedes lors d’une infection par le virus de la dengue (DENV) sont encore très peu étudiés, notamment pour les sérotypes 1 et 3. Par des analyses protéomiques de l’infection d’une lignée cellulaire du moustique Aedes albopictus par ces séroytypes, nous avons démontré qu’en réponse à l’infection, les cellules de moustiques utilisent  les mécanismes antioxydants combinés à la production d'énergie pour faire face au virus. Les résultats de notre étude devraient permettre de mieux comprendre l’interaction DENV-vecteur Aedes au niveau cellulaire dans le but de concevoir des stratégies efficaces pour le contrôle du DENV. Nous avons également regroupé dans une revue les connaissances acquises sur les études protéomiques des principaux compartiments des arthropodes vecteurs de maladies humaines. Dans un second volet, nous avons mis en évidence une méthode rapide d’isolement et de concentration des DENV et du chikungunya. Cette technique d’isolement basée sur la capture de virus sur des billes magnétiques enrobées de polymères anioniques permet d’obtenir des particules virales infectieuses. Cette méthode combinée à des approches classiques de détection de virus pourrait non seulement permettre l’identification des échantillons infectés ayant une faible charge virale, mais aussi l’isolement simultanée de particules infectieuses de dengue et de chikungunya à partir d’un seul échantillon.

Mots clés : Aedes, arbovirus, dengue, chikungunya, protéomique, billes magnétiques.

 

Pornapat  SURASOMBATPATTANA (unité MIVEGEC-UMR 224) soutiendra sa thèse le jeudi 12 décembre 2013, à 14h, dans l’amphithéâtre des plantes (centre IRD / Montpellier), devant le jury composé de :


Directeur de Recherches                                     INSERM, Montpellier          Dr. Jean-Luc BATTINI         Président

Directeur de Recherches                                     INSERM, Paris                    Dr. Hans YSSEL                 Rapporteur

Directeur de Recherches                                     Institut Pasteur, Paris          Dr. Philippe DESPRES       Rapporteur

Maître de conférences                                         UM1                                    Dr. Nathalie CHAZAL          Examinateur

Chargé de recherche                                           INSERM, Paris                    Dr. Ali AMARA                     Examinateur

Praticien Hospitalier                                            CHU, Nice                           Dr. Pascal DELAUNAY        Examinateur

Chargé de recherche                                           IRD, Montpellier                  Dr. Dorothée MISSE           Directrice de thèse

 

Transmission du virus de la dengue: rôle de la salive d’Aedes aegypti

 

 

ABSTRACT

Dengue virus (DENV) transmission is initiated when a blood-feeding Aedes (Ae) aegypti mosquito injects saliva, together with the virus, into the epidermis of its mammalian host. Studies of DENV should, therefore, take into account the triad virus-vector-vertebrate host. We have used functional genomic and proteomic analyses, of the salivary glands of female Ae. Aegypti, to demonstrate that this compartment harbors a potent immune response against DENV, represented by the production of an antimicrobial peptide (AMP). This AMP was found to exert, in addition to its anti-bacterial activity, an anti-viral activity against DENV and Chikungunya. Our data demonstrate, for the first time, the permissiveness of human epidermal keratinocytes to DENV infection. Remarkably, DENV replication in keratinocytes contributes to the establishment of anti-viral innate immunity that might occur shortly after the mosquito bite. To investigate the role of Ae. aegypti saliva in DENV transmission to man, primary human keratinocytes were infected with DENV in the presence of Ae. aegypti salivary gland extract. We show that Ae. aegypti saliva enhances dengue virus infection of human keratinocytes by suppressing innate immune responses. Furthermore, we have found a 34-kDa protein, in the saliva of Ae.aegypti, that strongly enhances DENV replication by suppressing type-I IFN production. This study provides new insights into the role of Ae. aegypti salivary glands and saliva in DENV transmission. The data presented here provide novel targets for the control of DENV replication in mammalian hosts.

 

Key words: Aedes aegypti, dengue, saliva proteins, keratinocytes, innate immune, 34kDa, antimicrobial peptides.

 

these maure

Écologie et évolution de la manipulation de type garde du corps : étude du système Dinocampus coccinellaeColeomegilla maculata

 

Présentée par

Fanny MAURE

 

Lundi 16 décembre 2013 de 10h à 12h Amphi des plantes.

 

Jury :

Yannick Outreman, Maître de conférence, Agrocampus Rennes                          Rapporteur

Marie-Jeanne Perrot-Minot, Professeur, Université de Bourgogne                      Rapporteuse

Frédérique Dubois, Professeur, Université de Montréal (Canada)                         Examinatrice

Jeff Harvey,  Chargé de recherche, Netherlands Institute of Ecology                    Examinateur

Doyle Mc Key, Professeur, Université Montpellier II                                               Examinateur

Frédéric Thomas, Directeur de recherche, CNRS, Montpellier                              Directeur

Jacques Brodeur, Professeur, Université de Montréal (Canada)                           Directeur (Invité)

 

 

 

Résumé

 

La manipulation du comportement de l’hôte est une stratégie couramment utilisée chez les organismes parasites, et ce afin de favoriser leur transmission et/ou leur survie. La compréhension d’une telle stratégie est au cœur de plusieurs disciplines appliquées de la parasitologie, telles que l’épidémiologie et la médecine, mais est aussi d’une grande importance d’un point de vue écologique et évolutif. Dans le cadre de cette thèse, notre objectif était d’améliorer l’état des connaissances sur un type de manipulation encore très peu connu : la manipulation garde du corps, une stratégie initialement décrite chez les insectes parasitoïdes. À la suite de leur développement larvaire, certaines guêpes parasitoïdes (Braconidae) ont la capacité d’usurper le comportement de leur hôte et l’obligent ainsi à se comporter comme un véritable garde du corps pour protéger leur cocon des ennemis naturels. Basé sur le système associant la guêpe parasitoïde Dinocampus coccinellae et un de ses hôtes la coccinelle maculée Coleomegilla maculata, le présent travail aborde cinq aspects particuliers de la manipulation parasitaire : i) Efficacité de la protection par un garde du corps et coûts liés à une telle stratégie, ii) Contraintes énergétiques pour les parasites manipulateurs, iii) Diversité et l’évolution de la manipulation garde du corps, iv) Survie des hôtes à la manipulation par un parasitoïde et v) Effets de la nutrition de l’hôte sur une association hôte–parasitoïde manipulateur. Nos résultats apportent plusieurs éléments de réponse quant à l’écologie et l’évolution de la manipulation garde du corps, et notamment en ce qui a trait aux coûts énergétiques associés à une telle stratégie ainsi qu’au rôle de la ressource dans cette étroite association. De nouvelles perspectives de recherche y sont proposées afin d’encourager d’autres travaux dans cette voie.

 

Mots clés : manipulation garde du corps, association hôte–parasitoïde, coût de la manipulation, évolution, virulence des parasitoïdes, Dinocampus coccinellae.