Votre navigateur est trop ancien pour afficher correctement ce site. Ceci en est la version simplifiée.



Nous vous invitons à venir nombreux au prochain séminaire de MIVEGEC le jeudi 05 décembre à 11h00 dans l'amphithéâtre des plantes du centre IRD de Montpellier,

Jean Marius RAKOTONDRAMANGA, Doctorant en Biostatistique/Biomathématiques, ED393 Pierre Louis de Santé Publique, Sorbonne Université (ex. UPMC) , co-encadré par  Benjamin ROCHE et Andrès GARCHITORENA,  nous présentera ses travaux sur

Hétérogénéités des réponses d’anticorps (anti-PfAMA1 et anti-PfMSP1) au Plasmodium falciparum dans les hautes terres centrales de Madagascar



Résumé du séminaire :


La transmission du paludisme sur les hautes terres centrales (HTC) de Madagascar a été classée faible, instable et hétérogène malgré les efforts de lutte implémentés (1, 2). Les mesures de control antivectoriel (CAID et MID) se focalisent sur les interventions intra-domiciliaires pour limiter le contact entre l’hôte et le vecteur. Sur les HTC et les marges, l’Anophèles coustani (opportuniste) et d’autres vecteurs secondaires exophiles (restant à l’extérieur) ont été identifiés et impliqués à maintenir la transmission et aux recrudescences du paludisme (3, 4). D’où la nécessité de nouveaux outils pour améliorer la surveillance épidémiologique dans les zones à faible transmission. Les anticorps anti-PfAMA1 et anti-PfMSP1 sont acquis rapidement et à plus longue demi-vie (5, 6), pouvant être utilisés pour caractériser les infections récentes et les hétérogénéités spatiales d’exposition au Plasmodium falciparum sous-estimées par le taux d’incidence annuel (7, 8, 9). Cette étude vise à caractériser les hétérogénéités des réponses d’anticorps (anti-PfAMA1 et anti-PfMSP1) selon l’âge et la distribution spatiale, apporter des connaissances complémentaires sur les facteurs d’exposition au Plasmodium falciparum dans les HTC de Madagascar.

Les données séro-épidémiologiques utilisées sont issues du projet « School-based serology », mené en 2014 sur 7 districts des HTC (Ankazobe, Anjozorobe, Betafo, Mandoto, Ambositra, Ambohimahasoa et Ambatofinandrahana). « Multiplex bead-based immunoassays » (Luminex MagPixTM) des antigènes de Plasmodium falciparum ont été réalisés au laboratoire de l’Institut Pasteur de Madagascar. 6297 élèves issus de 185 écoles (182 Fokontany, 93 Communes) ont été inclus dans l’étude. Des modèles de mélange de distributions gaussiennes ont été utilisés pour caractériser les populations de séropositifs et séronégatifs. Les modèles additifs généralisés (GAM) ont été appliqués pour analyser les effets non-linéaires des covariables sur la séropositivité. Les données prédites serviront d’estimer les FOIs (Force-Of-Infection) des modèles âge-dépendant séro-catalytiques.

La prévalence du portage de parasite par le test de diagnostic rapide (RDT) a été de 0.86% (n=54, range=0-28.1% par Fokontany). Les séroprévalences ont été respectivement de 7.07% en anti-PfAMA1 (n=444, range=0-57.6% par Fokontany et les enfants < 9 ans sont les moins exposés), et de 8.05% en anti-PfMSP1 (n=507, range=0-48.6% par Fokontany et les enfants 11-12ans sont les plus exposés). Sur l’ensemble des districts, des hotspots spatiaux de prévalence ont été identifiés par: les indices de Moran globaux, basés sur 3 Fokontany voisins, ont été 0.3 en RDT (p<0.001 dont les indices locaux significatifs (p<0.05) dans 4/22 Fokontany à Ankazobe et 6/32 Fokontany à Anjozorobe), 0.56 en anti-PfAMA1 (p<0.001 dont les indices locaux significatifs dans 8/22 Fonkontany à Ankazobe et 7/12 à Mandoto) et 0.47 en anti-PfMSP1 (p<0.001 dont les indices locaux significatifs dans 8/22 Fonkontany à Ankazobe et 12/12 à Mandoto et 1/11 à Ambatofinandrahana). Pour anti-PfAMA1, les effets fixes épisode de fièvre, habiter le ménage avec individu RDT positif, faire partie d’une école à prévalence >1% ont été des facteurs d’exposition; et en effets smooths, la variation de la séroprévalence a été proportionnelle avec l’âge et inversement proportionnelle avec l’altitude. Des hotspots d’exposition ont été détectés dans les district d’Ankazobe, Mandoto et Ambatofinandrahana. Pour anti-PfM1, les effets fixes habiter le ménage avec individu RDT positif, faire partie d’une école à prévalence >1% a été un facteurs d’exposition. Des hotspots ont été détectés dans le district d’Ankazobe et Mandoto.

Les résultats peuvent montrer le rôle des marqueurs sérologiques pour cartographier les zones exposées au Plasmodium falciparum afin d’améliorer la surveillance épidémiologique dans les HTC de Madagascar. Des validations par les mesures directes de transmission du paludisme (taux d’incidence, indicateurs entomologiques) sont nécessaires pour mieux caractériser ces écozones.

 

Références :

1.Howes et al. Malar J. 2016 ; 2.Ihantamalala et al. Malar J. 2018 ; 3.Nepomichene et al. Malar J. 2015 ; 4.Tedrow et al. PLoS Negl Trop Dis. 2019 ; 5.Ondingo et al. J Infect Dis. 2014 ; 6.Idris et al. Sci Rep. 2017 ; 7.Borremans et al. PLoS Comput Biol. 2016 ; 8.Baidjoe et al. Malar J. 2016 ; 9.Sepulveda et Drakeley. Malar J. 2015

 

 


Planning séminaires

 
L'équipe des séminaires

Fanni BORVETO

Flora GOUZERH

Bi Zamble Hubert ZAMBLE

 

 

 

Émission radio France Bleu le 09/11/19

Sapienza - le mécanisme du cancer

 

Avec Frédéric Thomas, directeur de recherche au CNRS de l'Université de Montpellier, auteur de l'ouvrage "L'abominable secret du cancer"... 

Il nous apprend que le cancer existe depuis plus d’un milliard d’années dans la nature et touche tous les êtres vivants. A la lueur de la biologie évolutive, il nous explique comment des cellules tueuses et mortelles, domestiquent depuis toujours dans notre corps des cellules saines, mais heureusement la science commence à entrevoir de réelles solutions : de quoi être enfin optimistes !

Durée : 29 min

 

> Écouter l'émission

 

Contact : Frédéric Thomas

 

 

 

 

Le Master International d'Entomologie vectorielle : écologie et contrôle porté par les universités Alassane Ouattara de Côte d'Ivoire et de Montpellier a lancé son appel à candidatures pour la rentrée 2018-2019 niveau M2.

Les dossiers seront reçus jusqu'au 30 mai 2018.

Les candidatures seront étudiées courant juin.

La rentrée est prévue à Bouaké le 10 septembre 2018.

Toutes les informations sont disponibles sur le site du Centre d'Entomologie Médicale et Vétérinaire : www.cemv-ci.net/

 

L’objectif de ce MOOC ('Massive Open Online Course' en anglais) consiste à fournir aux apprenants un aperçu du vaste panel de disciplines impliquées et des questions étudiées dans la recherche sur le paludisme. Ce MOOC va de la biologie moléculaire et cellulaire du parasite et de ses différents cycles de vie à la recherche clinique sur le terrain et à l’hôpital sur la maladie. Il traite de l’utilisation des dernières technologies génomiques pour étudier la biologie du parasite, mais également de la recherche translationnelle pour le développement de nouveaux outils de contrôle, y compris les médicaments et les vaccins. Il présente également l’épidémiologie du paludisme et la recherche clinique, pour mieux comprendre le paludisme en tant que problème de santé publique.

 

Avec la participation de José-Juan LOPEZ-RUBIO & Vincent ROBERT

> voir le site

 

 

 

L'émission Priorité Santé présentée par Caroline Paré sur RFI le mardi 19 décembre à 9h10 TU et rediffusée à 01h10 TU, sera consacrée à la journée d’Abidjan sur l’anthropologie des épidémies.

 

Sur le plateau :
Pr Francis Akindes, Sociologue, Professeur de sociologie et directeur des programmes scientifiques de la chaire Unesco de bioéthique à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké. Co-organisateur de la journée d’étude d'Abidjan
Dr Koudhia Sow, anthropologue et médecin, chercheur associée au Centre Régional de Recherche et de Formation à la Prise en Charge Clinique de Fann (CRCF) du CHU à Dakar, attachée au Ministère de la Santé du Sénégal
Dr Bernard Taverne, anthropologue et médecin, chargé de recherche à l’IRD, dans l’unité de recherche internationale TRANSVIHMI
Dr Marc Egrot, anthropologue et médecin, chargé de recherche à l’IRD, dans l’unité mixte de recherche MIVEGEC. Co-organisateur de la journée d’étude d'Abidjan

 

Contact : Marc Egrot