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Nous avons le plaisir de vous convier à la soutenance de thèse de Monsieur SERGE MAZAMAY IKONY ENGO, le mercredi 18 décembre 2019 à 14h00 dans la salle 151 au centre de l'IRD.

Dynamique spatio-temporelle et écologie des méningites bactériennes en dehors de la Ceinture de la méningite en Afrique :
cas de la République Démocratique du Congo

 

 

Les méningites bactériennes restent un problème de santé publique internationale avec un fardeau principalement localisé en Afrique. Elles sont principalement dues à trois bactéries : Neisseria meningitidis (Nm), Streptococcus pneunomiae (Sp) et Haemophilus influenzae type b (Hib), le rhino-pharynx de l’homme étant la niche écologique des bactéries. La transmission est aérienne, directe, interhumaine ou par contact avec les sécrétions respiratoires du malade ou du porteur sain.

Alors que la ceinture de la méningite qui s’étend du Sénégal jusqu’à l’Ethiopie, est largement étudiée, l’écologie des méningites en dehors de cette zone particulière est encore peu connue. L’objectif de cette thèse est d’explorer l’écologie des méningites bactériennes en République démocratique du Congo (RDC) à partir des données épidémiologiques, génétiques et socio-environnementales pour la période de 2000-2018.

En dépit du faible taux de confirmation biologique des cas (14%), nous avons identifié des zones de santé à risque, regroupées en 8 clusters spatiaux. Ces clusters nous ont permis de mettre en évidence une saisonnalité des méningites bactériennes peu marquée et variable d’une région à une autre en RDC, ce qui contraste avec les dynamiques décrites dans la ceinture de la méningite.

Les zones urbanisées où les populations montrent un indice économique de bien-être médiocre à bas, de latitude et de longitude élevées, d’altitude moyenne à faible, de végétation constituée de savanes ou de savanes arborées, à valeurs moyennes de température, constituent autant de facteurs de risque importants, seuls ou en synergie, pour expliquer les cas de méningites en RDC.

La distribution d’aérosols et de poussières sur le territoire congolais précède d’environ 2 à 3 semaines les démarrages épidémiques de méningites bactériennes, et ce pour deux catégories de regroupements mensuels (i.e. décembre à février et mai à septembre). Ces résultats laissent préfigurer une possibilité de mise au point d’un système d’alerte précoce. Au final, nous proposons un modèle conceptuel explicatif des méningites en RDC dont le rythme d’apparition des premiers cas est bien régulé par les déplacements de poussières et d’aérosols sur le pays.

La reconnaissance de méningites bactériennes comme priorités internationales notamment en dehors de la ceinture dont les caractéristiques restent encore à mieux comprendre, pourrait contribuer à l’atteinte des objectifs du développement durable, et plus particulièrement de ceux qui concernent l’ODD 3 « santé et bien-être pour toutes et tous ».

 

Membres du jury :

Bernard Cazelles, Professeur, Université de Sorbonne, Paris (Visio) : Rapporteur
Judith Muller, Professeure, Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, Paris  (Visio) : Rapporteur
Nadine Dessay, Ingénieur de Recherche, Université de Montpellier : Examinateur
Thierry de Meeûs, DR1, IRD, Montpellier : Examinateur
Didier Bompangue Nkoko, Professeur, Université de Kinshasa, RDC : Examinateur
Jean-François Guégan, Professeur, Université de Montpellier : Directeur de thèse
Jean-Jacques Muyembe Tamfum, Professeur, Université de Kinshasa, RDC  (Visio) : Co-directeur de thèse
Hélène Broutin, Chercheur, CRCN CNRS, Montpellier : Invitée

 

 

Barnabas ZOGO a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 13 décembre 2019 à 09h00 à Montpellier à l’IRD, amphi des plantes.

Sa thèse qui s’est déroulée en cotutelle entre l’Université de Montpellier et l’Université d’Abomey-Calavi a été dirigée par Dr Cédric PENNETIER et Pr Lamine Baba-Moussa. Elle est intitulée :

Impact entomologique de stratégies complémentaires de lutte intégrée contre le paludisme dans un contexte de résistance des vecteurs aux insecticides au Nord de la Côte d’Ivoire

 

et sera présentée devant un jury composé de :

M Seth IRISH, PMI Entomology Team Lead, CDC, Atlanta, USA Rapporteur
M Raphaël N’GUESSAN, Assistant Professor, LSHTM, London, UK Rapporteur
M Pierrick LABBE, Professeur, ISEM, Montpellier, France Examinateur
Mme Christine OUINSAVI, Professeur, UP, Parakou, Bénin Examinateur
Mme Alphonsine KOFFI, Maître de recherche, IPR, Bouaké, Côte d’Ivoire Invitée
M Vincent CORBEL, Directeur de recherche, IRD, Montpellier, France Invité
M Cédric PENNETIER, Chargé de recherche, IRD, Montpellier, France Directeur de thèse
M Lamine BABA-MOUSSA, Professeur, UAC, Cotonou, Bénin Co-Directeur de thèse

 



 


Thierry LEFEVRE vous convie à ma soutenance d'HDR (sur le thème "écologie évolutive des interactions hôtes-parasites") le lundi 19 Mars à 14h00 dans la salle 151 du centre IRD de Montpellier devant le jury composé de :
 
Anna-Bella Failloux (Institut Pasteur, Paris)
Thierry Rigaud (CNRS, Dijon)
Fabrice Vavre (CNRS, Lyon)
Isabelle Morlais (IRD, Montpellier)
Frédéric Thomas (CNRS, Montpellier)


 

 

Avis de Soutenance

Madame Taissa PEREIRA DOS SANTOS
Ecologie de la santé
Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés ;

Invasion d’Aedes albopictus dans les milieux forestiers tropicaux et potentiel pour l’émergence de virus zoonotiques au Brésil

 

dirigés par Monsieur Christophe PAUPY et Monsieur RICARDO LOURENCO DE OLIVEIRA
Soutenance prévue le mardi 19 mars 2019 à 13h30

Lieu : Institut de Recherche pour le Développement, 911, Avenue Agropolis BP 64501, 34394
Montpellier Cedex 5, France
Salle : Amphithéâtre des Plantes

 

Composition du jury proposé :

M. Christophe PAUPY, MIVEGEC-IRD, Directeur de thèse
M. Louis LAMBRECHTS, Institut Pasteur, Rapporteur
M. Xavier DE LAMBALLERIE, Unité des Virus Émergents-Aix-Marseille Université-IRD-Inserm, Rapporteur
Mme Nathalie CHARBONNEL, Centre de Biologie pour la Gestion des Populations-INRA, Examinateur
M. Thierry BALDET, ASTRE-CIRAD, Examinateur
M. Claudio LAZZARI, Université de Tours, Examinateur
M. Ricardo LOURENCO DE OLIVEIRA, IOC-FIOCRUZ, Co-directeur de thèse

Mots-clés : Aedes albopictus, zoonoses émergentes, invasion, arbovirus zoonotiques

Résumé :
Les zoonoses émergentes sont en augmentation au cours des dernières décennies. Ainsi, il y est urgent de comprendre les mécanismes de cette émergence, en particulier d’étudier les facteurs écologiques sous-jacents qui déterminent les transferts de ces maladies de l’animal à l’homme. Originaire d’Asie, le moustique tigre Aedes albopictus est arrivé au Brésil dans les années 80 et s’est établi dans 60% des villes brésiliennes. Les forêts brésiliennes sont considérées comme un point chaud de la biodiversité mondiale, abritant des centaines d'arbovirus zoonotiques. Ces forêts que, par fois, cercles des grandes agglomérations urbaines, souffrent de la transformation du paysage réalisé par l’homme, un terreau idéal pour l'apparition de zoonoses. Cette espèce représente une préoccupation majeure pour la transmission d’arbovirus épidémiques (Dengue, Chikungunya, Zika) mais également une menace potentielle pour l’émergence de maladies zoonotiques en raison de sa présence dans les interfaces ville / forêt, de son comportement alimentaire opportuniste et de sa compétence vectorielle pour nombreux virus. Ainsi, Ae. albopictus pourrait potentiellement jouer le rôle de vecteur pont pour le transfert en milieu urbain de arbovirus zoonotiques qui circulent dans les forêts brésiliennes. Dans cette étude, nous évaluons le potentiel de cette espèce à servir de vecteur de pont entre la faune et l'homme. Pour cette proposition (i) Nous avons effectué une recherche et une analyse bibliographiques portant sur trois éléments clés permettant d’évaluer la capacité de ce moustique à assurer le transfert interspécifique des arbovirus dans les zones sylvatiques : 1) la capacité à exploiter les sites de reproduction larvaire naturels, 2) le comportement alimentaire et 3) la compétence vectorielle pour les différentes arbovirus. (ii) Nous avons étudié sur le terrain la colonisation, la dispersion, le comportement trophic et l'impact sur la biodiversité d'Ae. albopictus dans l'interface ville / forêt au Brésil. Ce travail de terrain a été réalisé à partir de dix écosystèmes de fragments de forêts dans trois Biomes au Brésil: 1) Biome Amazonia dans la réserve forestière d'Adolpho Ducke à Manaus; 2) Biome Mata Atlantica dans la réserve forestière de Pedra Branca à Rio de Janeiro, dans les fragments de forêt urbaine à Salvador, Serra, Belo Horizonte et dans les fragments de forêt rurale à Domingos Martins, Simonésia, Casimiro de Abreu, Marica-RJ; Biome Cerrado dans la forêt de Morro dos Macacos à Goiania. Dans cette thèse nous avons confirmé qu’Ae. albopictus a la capacité de coloniser des sites de reproduction naturels avec un comportement alimentaire opportuniste et une claire préférence pour les sources de sang humain, suivi par d'autres mammifères et oiseaux. Nous observons que le processus de colonisation et de dispersion est limité à la bordure de la forêt avec un impact sur la composition des espèces dans ces environnements. Nous avons observé également que ce moustique est capable de transmettre 13 arbovirus dans notre recherche bibliografic, mais aucun arbovirus n’a été détecté chez des moustiques prélevés lors du travail de terrain. Globalement, nos résultats confirment et estiment le rôle potentiel d’Ae. albopictus comme vecteur pont des maladies zoonotiques aux interfaces forêt / ville au Brésil. Ces travaux ouvrent un domaine de recherche dans lequel de nouvelles investigations pourraient évaluer le risque potentiel de propagation des maladies zoonotiques des zones forestières aux zones urbaines, dans le but de limiter les futures émergences virales.


 

La soutenance de thèse de Phubeth YA-UMPHAN aura lieu le vendredi 24 Novembre à 14h00 à l'Amphithéâtre des Plantes du Centre IRD de Montpellier. Elle est intitulée

Etude du risque de transmission du paludisme le long de la frontière Birmano-Thaïlandaise par l’utilisation de biomarqueurs spécifiques d’exposition humaine aux piqures d’Anopheles et au Plasmodium

 

Le jury sera composé de :
Jean-Pierre DEDET, Professeur émérite, Université de Montpellier
Vincent CORBEL, Directeur de recherche, IRD, directeur de thèse,
Theeraphap CHAREONVIRYAPHAP, Professeur, Kasetsart University, co-directeur de thèse
Catherine BOURGOIN, Directeur de recherche à L’Institut Pasteur de Paris, rapporteur
Lionel ALMERAS, Maître de conférences à l’Université Aix-Marseille, rapporteur
Anne POINSIGNON, Chargé de Recherche, IRD, examinateur


Résumé :
Le long de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar (TMB), le paludisme se caractérise par une fortehétérogénéité de la transmission, une forte prévalence en porteurs sub-microscopiques et par l’émergence de la résistance à l’artémisinine chez Plasmodium falciparum. L'identification précoce des « foyers » infectieux et leurs éliminations sont nécessaires pour contenir la résistance à l'artémisinine. L'objectif de cette thèse était de démontrer l’intérêt d’utiliser des biomarqueurs sérologiques de l'exposition humaine aux piqûres d'anophèles (gSG6-P1) et au Plasmodium (CSP & MSP119) pour quantifier le contact homme-vecteur et identifier les foyers résiduels de transmission. Des papiers filtres contenant du sang ont été prélevés sur une cohorte de 2600 personnes suivie tous les 3 mois jusqu'à 18 mois et analysés par dosage immuno-enzymatique (ELISA). Nos résultats ont montré que les niveaux de réponse IgG à l'antigène gSG6-P1 variaient selon le village, la saison et l'âge et étaient positivement corrélés à l'abondance des espèces anophèles et des vecteurs primaires de paludisme. Une association significative et positive a été observée entre la réponse de l'anticorps au gSG6-P1 et le taux d'inoculation entomologique (EIR), démontrant ainsi que l'hétérogénéité de la transmission du paludisme était directement associée à un comportement de piqûre hétérogène. Des études complémentaires ont montré que le biomarqueur salivaire était pertinent pour détecter des variations micro géographiques dans la transmission à P. falciparum. Cela s’est traduit par des chevauchements significatifs entre les foyers infectieux à P. falciparum et ceux à forts répondeurs en anticorps anti-salive d’Anopheles (gSG6-P1). Dans l'ensemble, ces résultats indiquent que le biomarqueur salivaire d'Anopheles est prometteur pour les études épidémiologiques et pourrait guider la mise en œuvre d’interventions de lutte antivectorielle « ciblées » afin d'éliminer les foyers résiduels de paludisme.

Mots clés : Zone frontalière Thailando-Birmane, Plasmodium falciparum, marqueurs sérologiques, biomarqueur salivaire, gSG6-P1, Réponse anticorps, vecteurs de paludisme, Transmission