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Mircea SOFONEA a le plaisir de vous convier à sa soutenance de thèse qui aura lieu le jeudi 14 septembre 2017 à 14:00 à l'Amphithéâtre des Plantes du Centre IRD de Montpellier (911 Avenue Agropolis - 34394 - Montpellier), intitulée

Évolution de la virulence et infections multiples

 

Le jury sera composé de :
M. Yannis MICHALAKIS, CNRS, Directeur de thèse
M. Samuel ALIZON, CNRS, Co-directeur de thèse
Mme Ophélie RONCE, CNRS, Examinateur
Mme Elisabeta VERGU, INRA, Examinateur
M. Fabrice VAVRE, CNRS, Examinateur
M. Bernard CAZELLES, ENS/UPMC, Rapporteur
M. Amaury LAMBERT, Collège de France/UPMC,Rapporteur


Résumé :
Au sein des populations naturelles d'êtres vivants circulent une diversité de parasites, qu'il s'agisse de plusieurs espèces, souches ou plus généralement types. Si certains modèles d'épidémiologie évolutive intègrent déjà le polymorphisme des parasites, rares sont ceux pour lesquels la dynamique épidémiologique dépend de la croissance intra-hôte et des interactions que les parasites entretiennent lorsqu’ils infectent le même hôte. Les complexité combinatoire et dynamique explique pourquoi il n'y a pour l'heure pas de prédiction générale de l'évolution de la virulence dans de tels contextes d'infections multiples. À la recherche d'une tendance générale d'évolution de la virulence, nous modélisons chaque niveau de dynamique sur lequel l'évolution des parasites repose. En particulier, nous étudions explicitement les interactions et l'issue de la compétition au sein des hôtes, les dynamiques épidémiologique et enfin adaptative. Sur l'exemple des infections chroniques causées par des micro-parasites transmis horizontalement, nous employons les approches propres aux systèmes dynamiques et aux probabilités pour emboîter cette suite de dynamiques afin d'en explorer les conséquences évolutives. Nous définissions notamment le concept de patron d'infection, à savoir l'ensemble des issues intra-hôte associées à chaque configuration d'inoculation et décrivons cinq patrons jusqu'ici non décrits, lesquels échappent à la dichotomie classique entre super- et coinfection. Cette typologie nous permet par la suite d'envisager l'évolution de la virulence dans un cadre général. Nous observons en particulier une inéluctable mais bornée croissance évolutive de la virulence.

Mots-clés : interactions intra-hôte, polymorphisme, coinfection, superinfection, patron d'infection, adaptation

 

 

Pias (Melle Wichit Sineewanlaya) soutiendra sa thèse intitulée

Rôle du cholestérol, de la protéine SAMHD1 et de la salive d’Aedes aegypti dans l’infection des cellules cutanées par le virus Chikungunya

 

le mardi 11 juillet 2017 à 14h00  à l’amphithéâtre des plantes de l’IRD devant le jury composé de:

Jennifer Richardson, DR, INRA Rapporteur
Stephan Zientara, DR, ANSES Rapporteur
Hans Yssel, DR, INSERM Examinateur
Catherine Bisbal, CR, INSERM Examinateur
Dorothée Missé, CR, IRD Directrice de thèse

Nous avons le plaisir de vous annoncer que Gildas YAHOUEDO soutiendra publiquement sa thèse de doctorat intitulée :

Etude de la résistance cuticulaire chez Anopheles gambiae, du phénotype à la fonction des protéines

 

dirigée par Monsieur Fabrice CHANDRE et Monsieur Alain ROUSSEL

La soutenance aura lieu le mardi 4 juillet à 14h00 dans l'amphithéâtre des plantes du centre IRD de Montpellier (911 avenue Agropolis 34394 Montpellier cedex 5).


Résumé : La gestion de la résistance aux insecticides et plus particulièrement aux pyréthrinoïdes chez les vecteurs du paludisme est un enjeu majeur pour conserver les acquis de la lutte antivectorielle contre le paludisme. Parmi les mécanismes de résistance, de nombreux travaux ont porté sur les mutations de la cible insecticides (kdr) ou encore les enzymes qui métabolisent les molécules insecticides. La résistance cuticulaire chez Anopheles gambiae a jusqu'à ce jour au mieux été suspectée mais pas démontrée. Dans ce cadre, le but de ce travail était donc de déterminer i) s’il y a une implication de la cuticule dans le phénotype résistant d’Anopheles gambiae aux pyréthrinoïdes ; ii) de déterminer les principaux acteurs de cette résistance. Nous avons construit une souche d’Anopheles gambiae présentant un phénotype résistant (MRS) mais ne portant pas la mutation kdr. Notre approche a été d’étudier l’expression des gènes, mais aussi celle des protéines de la cuticule et celles intervenant dans la détoxication. L’ultrastructure de la cuticule, sa composition en chaines hydrocarbonées ainsi que sa perméabilité à la deltaméthrine ont aussi été testés. Nous avons montré que la cuticule est impliquée dans le phénotype résistant plus particulièrement en réduisant significativement la pénétration de la deltaméthrine dans le corps de l’insecte. La structure même de la cuticule est profondément modifiée chez MRS. Nos résultats indiquent l’implication des membres de la famille CPAP3 dans la résistance cuticulaire et probablement des chaines hydrocarbonées. Des enzymes métaboliques sont également impliqués. Au cours de ce travail, nous avons démontré l’existence de la résistance cuticulaire chez An. gambiae, ce mécanisme agit de concert avec les mécanismes de détoxication. La caractérisation des différents acteurs nous permettra surement de trouver de nouvelles cibles pour la lutte anti-vectorielle.


Mots-clés : Résistance, Cuticule, Protéines, Anopheles gambiae, Pyréthrinoïdes, Chaînes hydrocarbonées


Composition du jury proposé :

M. Fabrice CHANDRE, Université de Montpellier, Directeur de thèse

M. Jean-Philippe DAVID, UMR 5553 CNRS-Université de Grenoble, Rapporteur

Mme Véronique APAIRE-MARCHAIS,Université d'Angers, Examinateur

M. Guillaume TETREAU, CNRS/CEA Université Grenoble-Alpes, Examinateur

M. Claudio R. LAZZARI, Université François Rabelais, Tours, Rapporteur

M. Alain ROUSSEL, Université Aix-Marseille, Co-Directeur de these

Mme SYLVIE CORNELIE, Université de Montpellier, IRD Montpellier, Invité